La pompe à chaleur fait de plus en plus parler d’elle. Cet équipement performant qui exploite les calories gratuites présentes dans l’air, l’eau ou la terre, donne lieu à des préjugés… On fait le point sur les trois principaux reproches adressés à la PAC !

Préjugé n°1 : la PAC est chère…

La pompe à chaleur est une installation très performante qui demande effectivement un gros investissement. La fourchette de prix pour une PAC air/eau varie ainsi entre 8 000 et 12 000€ environ. Comptez un budget aux alentours de 10 000€ pour un modèle de PAC hybride gaz. Cependant, ce type de chauffage écologique donne droit à des aides financières à la fois intéressantes et nombreuses !

Tout d’abord, l’achat d’une PAC air/eau, eau/eau ou hybride donne droit au CITE, un crédit d’impôt de 30% applicable sur le montant restant dû, après déduction des autres aides gouvernementales. Car l’Etat soutient également l’acquisition d’une pompe à chaleur par le biais d’une TVA allégée à 5,5% et du Chèque Energie, attribué selon le niveau de ressources fiscales et la composition du ménage.

Des aides complémentaires viennent s’ajouter pour faciliter votre investissement dans une pompe à chaleur. L’Eco-Prêt Taux Zéro s’adresse ainsi à tous les propriétaires occupants ou bailleurs. Le « Coup de pouce Prime CEE » permet de bénéficier de 2 500€ minimum pour l’achat d’une PAC. Le montant est d’au moins 4 000€ pour les ménages modestes. La prime « Mon chauffage durable » vient s’ajouter avec un soutien financier de 1 000€, qui peut atteindre là encore 1 500€ pour les ménages modestes. Ces derniers peuvent en outre profiter de deux aides régionales proposées par l’ANAH : « Habiter mieux sérénité » et « Habiter mieux Agilité ».



Préjugé N°2 : la PAC est bruyante

La crainte d’une pompe à chaleur bruyante revient régulièrement. Pourtant, le niveau sonore émis par une PAC se situe entre 40 et 64 dB(A), au maximum. De nombreux modèles garantissent désormais un vrai confort acoustique, à l’image de la PAC Alféa Extensa A.I d’Atlantic, dont l’unité extérieure produit un niveau sonore de seulement 41 dB(A). A titre de comparaison, un réfrigérateur émet environ 40 dB(A). Pas de quoi réveiller l’ensemble du voisinage, en somme !

Sachez qu’une pompe à chaleur bruyante est bien souvent le fait d’une installation inadéquate. Vérifiez donc que tout est en ordre en faisant appel à votre chauffagiste. La localisation de l’unité extérieure doit également être étudiée pour un maximum de confort – le vôtre et celui de vos voisins. De ce fait, on préfèrera un emplacement à l’arrière de la maison, à distance des chambres et du séjour. Et si votre pompe à chaleur, d’un ancien modèle ou placée sur un balcon, est véritablement gênante pour votre entourage, tout n’est pas perdu ! Il est tout à fait possible de réaliser un caisson d’insonorisation. Le Wall in est ainsi une solution d’intégration de l’unité extérieure dans le bâti, qui évite la transmission des vibrations. Sinon, un coffrage isolant peut être réalisé.

Préjugé N°3 : La PAC est encombrante

Sans aucun doute, une pompe à chaleur demande un minimum d’espace entre l’unité extérieure et l’unité intérieure. Il sera donc difficile de l’intégrer dans un petit appartement. Néanmoins, à l’instar des chaudières et radiateurs, les modèles actuels de pompes à chaleur sont de plus en plus compacts. Les dimensions varient selon le type d’appareil. A titre indicatif, les unités intérieures sont d’un volume similaire à celui d’un réfrigérateur. Vous n’aurez donc pas de mal à l’installer dans un garage, une buanderie voire une cave. Quant à l’unité extérieure, elle comporte un ou deux ventilateurs selon son niveau de puissance. Là encore, l’encombrement reste modéré et votre installateur vous aidera à identifier le meilleur emplacement.

Noëlle Hermal © AdC

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