le-magazine-atlantic-L-air-interieur-mon-meilleur-ennemiLa pollution de l’air est la première préoccupation environnementale des Français*. Comment se prémunir contre cette pollution invisible, au moins chez soi ? Témoignage de Patrick Rossi, installateur Partenaire confiance Atlantic à Genas.

Patrick Rossi - Installateur

Patrick Rossi – Installateur

« Si vous souhaitez avoir une bonne qualité d’air chez vous, vous devez avoir une ventilation. Celle-ci peut être naturelle ou mécanique (VMC), la différence étant que la seconde permet de maîtriser le renouvellement de l’air ce qui limite la consommation d’énergie en hiver.

Ne pas boucher les entrées d’air

Je vois fréquemment des entrées d’air bouchées et même des VMC arrêtées directement au compteur d’électricité. Pour les habitants, il s’agit d’éviter un bruit la nuit ou des consommations inutiles, la journée ou pendant les vacances. Mais ce sont des idées reçues ! Pour assurer une bonne qualité de l’air, une VMC doit fonctionner en continu. Si elle est source d’inconfort (bruit ou forte consommation d’énergie), c’est qu’elle est peut-être mal installée ou pas adaptée au logement. Pour les aider à maîtriser leur qualité de l’air, j’explique à mes clients le fonctionnement de la ventilation : l’air vicié, chargé de polluants et d’humidité, s’évacue par les pièces d’eau (la salle de bains, la cuisine, les toilettes) et entre par les pièces de vie.

Isoler et ventiler : des professionnels RGE pour vos travaux de rénovation

J’interviens aussi souvent à la suite d’une rénovation. La ventilation est souvent oubliée à l’occasion d’un remplacement de fenêtres anciennes par de nouvelles très hermétiques. S’il n’est pas scrupuleux ou formé, le professionnel supprime alors les entrées d’air et atténue donc fortement la ventilation qui permet d’évacuer les polluants. Qu’on fasse appel à un électricien, un climaticien ou un poseur de fenêtres, il faut qu’il ait une culture générale du bâtiment et qu’il connaisse les conséquences de ses interventions sur la santé des habitants et du bâti.

Éliminer les polluants et l’humidité en installant une ventilation

Moisissure et salpêtre sont le signe d'une mauvaise ventilation.  (© zlikovec - Fotolia.com)

Moisissure et salpêtre sont le signe d’une mauvaise ventilation.
(© zlikovec – Fotolia.com)

En fonction des odeurs, de la chaleur et de l’humidité ambiante, je sens tout de suite lorsque je suis dans un logement qui manque de ventilation. Quand la moisissure ou le salpêtre sont déjà présents, c’est qu’on a vraiment une mauvaise ventilation et donc une très mauvaise qualité de l’air.

Pour choisir votre VMC, il faut comprendre les avantages et inconvénients des différents systèmes. Aujourd’hui, je change généralement les autoréglables, à débit d’air constant, par des hygroréglables. Ces deux systèmes assurent efficacement le renouvellement de l’air, mais les hygroréglables limitent les consommations d’énergie liées au renouvellement de l’air, en adaptant les débits au taux d’humidité à l’intérieur du logement.

La VMC double flux pour un air filtré

Je conseille aux gens sensibles, qui souffrent d’allergies notamment, de s’équiper d’une VMC double flux. Plus chère à l’achat, et plus difficile à installer, elle est équipée de filtres, à changer régulièrement. Elle bloque ainsi les polluants et les pollens à l’extérieur du logement. Lorsque la maison est bien isolée, elle permet, en plus, d’importantes économies d’énergie, car l’air entrant est préchauffé par l’air sortant. Et, dernier avantage : les filtres bloquent aussi les poussières, ce qui signifie moins de ménage ! »

Propos recueillis par Agnès Elinard © AdC

* Selon une enquête réalisée en novembre 2013 par  le Service de l’observation et des statistiques du Commissariat général au développement durable.

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