Le chauffage décarboné et la rénovation énergétique des logements figurent parmi les priorités du plan que le gouvernement vient de dévoiler pour accélérer la transition énergétique. Tour d’horizon des nouvelles incitations financières pour diminuer sa facture énergétique.

Aides à la rénovation énergétique : ce qui va changer en 2019

Emmanuel Macron a dévoilé le 27 novembre la « stratégie française pour le climat et l’énergie », un vaste plan destiné à atteindre les objectifs internationaux de lutte contre le changement climatique, en réduisant drastiquement nos émissions de CO2 et de gaz à effet de serre. Dans le collimateur : le chauffage et les transports, les deux principaux consommateurs d’énergie.  Le gouvernement veut non seulement promouvoir une utilisation plus économe de l’énergie mais également « tourner le dos aux énergies fossiles ». Bilan : les chaudières à fioul, utilisées par 3,4 millions de foyers, sont particulièrement visées, l’objectif étant de remplacer, d’ici 2023, un tiers de ces équipements par des solutions plus performantes.

Les aides financières, un soutien pour une maison plus écologique.

Prime à la conversion pour les chaudières au fioul

Au cœur du dispositif : le Coup de pouce économies d’énergie (CEE), aujourd’hui réservé aux ménages modestes, qui va devenir en 2019 une « prime à la conversion chauffage » accessible à tous les Français, sans condition de ressources. Cette aide, qui s’élève dans sa forme actuelle à 2 000 ou 3000 euros selon les cas, sera versée lors de changements réalisés au profit de chaudières utilisant des énergies renouvelables ou de chaudières à gaz à très haute performance énergétique. Dès 2019, les ménages modestes pourront en outre bénéficier du Crédit d’impôt pour la transition énergétique (CITE) pour la dépose de leurs cuves à fioul.

Elargissement du Crédit d’impôt pour la transition énergétique

Le CITE est l’autre levier privilégié pour inciter les particuliers à engager la rénovation énergétique de leurs domiciles. Objectif : 500 000 logements par an dont la moitié occupés par des ménages modestes. Pour y parvenir, deux nouvelles mesures : le crédit d’impôt pour la transition énergétique (CITE), affecté jusqu’à présent aux propriétaires ou aux locataires, mais pour leurs résidences principales, va être étendu aux propriétaires-bailleurs, ce qui va permettre de toucher l’ensemble du parc locatif (40% des logements). Autre nouveauté : pour les ménages modestes, ce crédit d’impôt, portant sur 30% des dépenses engagées pour améliorer le bilan énergétique d’une habitation (plafonnées à 8 000 euros pour une personne seule, 16 000 euros pour un couple), sera transformé en prime, versée dès le début des travaux. Cette mesure, dotée en outre d’un taux bonifié, sera réservée aux bénéficiaires des aides de l’ANAH (Agence nationale de l’habitat), soit aux foyers (quatre personnes) disposant d’un revenu maximum de 50 000 euros en Ile de France, 38 000 dans les autres régions.

Simplification de l’Eco-PTZ

Enfin, l’autre aide pour financer des travaux de rénovation énergétique, l’Eco prêt à taux zéro, un prêt sans intérêts plafonné à 30.000 euros et remboursable sur 15 ans, va être simplifié. Aujourd’hui, pour en bénéficier, il faut réaliser au moins deux types de travaux, par exemple installer une pompe à chaleur et réaliser une isolation des murs. Désormais ce prêt pourra financer une seule intervention, dès l’instant où elle est éligible aux CITE.

Marie-Caroline Lopez © AdC – L’Agence de Contenu

 

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