Mauvaise isolation, problème d’humidité, fenêtres au faible confort thermique et acoustique… Les immeubles en copropriété peuvent devenir avec le temps de véritables passoires thermiques, très gourmandes en énergie. Avec des préoccupations économiques et environnementales en tête, beaucoup de propriétaire pensent lancer des travaux de rénovation énergétique. Bonne nouvelle, des aides financières existent pour faire baisser le budget rénovation des copropriétés. On vous les détaille ici ! 

La rénovation énergétique en copropriété, un chantier moins cher qu’il n’y parait !

Sachez tout d’abord que si des copropriétaires entreprennent chacun de leur côté des travaux de rénovation, le budget est souvent plus onéreux. Par exemple, changer des fenêtres anciennes pour des modèles double ou triple vitrage peut coûter 2 fois moins cher quand le chantier est mené sur l’intégralité du bâtiment.

Quelles sont les aides financières pour les travaux de rénovation en copropriété ?

Grâce à un meilleur confort thermique, vous économisez automatiquement sur le chauffage et/ou la climatisation. Un point positif pour rentabiliser un chantier de rénovation collectif plus rapidement. Grâce aux aides financières de l’Etat, vous pouvez aussi réduire votre investissement de départ. Voici la liste des aides pour 2021 :

  • Ma PrimeRénov’ Copropriété 

Cette aide financière s’applique sur les parties collectives et est directement versée au syndicat de copropriété. Chaque copropriétaire pourra ensuite en bénéficier en fonction de sa quote-part. Pour être éligibles, les travaux doivent permettre au moins 35% d’économies d’énergie et être réalisés avec l’assistance d’un maître d’ouvrage et de professionnels qualifiés RGE (Reconnu garant de l’environnement). Le bâtiment doit avoir plus de 15 ans, présenter 75 % de lots d’habitations principales et être inscrit au registre des copropriétés.

Ma PrimeRénov’ Copropriété se cumule avec les Certificats d’Economies d’Energie (CEE), la TVA à 5,5% et les aides de l’Anah. Son montant peut atteindre 25% du budget total des travaux de rénovation énergétique, dans une limite de 15 000 € par logement. A ceci peut s’ajouter des bonus de 500 € pour les bâtiments identifiés comme passoires thermiques et les copropriétés qui atteindront à la fin du chantier le label BCC (Bâtiment basse consommation).

  • La TVA à 5,5%

Pour cette aide financière, c’est assez simple. Elle concerne les travaux d’amélioration de performance énergétique comme, par exemple, une isolation par les murs extérieurs ou le remplacement d’une chaudière. La TVA applicable pour le chantier de la copropriété s’élève à 5,5 % au lieu de 10%.

  • Les primes CEE

Le Coup de pouce rénovation globale, cumulable avec les autres aides, est accordé par les fournisseurs d’énergie dans le cadre du dispositif des Certificats d’Economies d’Energie. Cette aide financière pour les copropriétés peut s’élever à 2000 € en moyenne par logement.

  • Éco-prêt à taux zéro «copro»

L’Eco-PTZ est réservé aux copropriétaires de résidence principale dont la construction a été achevée il y a plus de 2 ans. Elle aide à financer les travaux de rénovation énergétique en accordant un prêt à taux zéro aux syndicats de copropriété éligibles. Cet éco-prêt à taux zéro collectif peut aussi se cumuler avec l’Eco-PTZ individuel et avec les CEE. Toutefois, le montant du ou des prêts accordés dépend de la typologie de travaux et ne peut pas dépasser 30 000 € par logement.

  • Les aides de l’Anah – Habiter Mieux Copropriété

Cette subvention est directement destinée aux copropriétés en situation précaire. Pour être éligible, le bâtiment doit avoir été construit avant le 1er juin 2001. La copropriété doit présenter également un taux d’impayés supérieur à 8% ou bien être située dans une zone de renouvellement urbain (NPNRU). Il est aussi à noter que 75% des logements doivent être des résidences principales et présenter une étiquette énergie globale située entre les notes D et G. En sortie de travaux, les dépenses énergétiques du bâtiment doivent baisser de 35%. Prévoyez un montant d’aide de 3 930 euros par logement, ou bien 25% maximum du montant total des travaux.

En complément, l’Anah propose également une aide pour financer la partie AMO (Assistance à maîtrise d’ouvrage) du chantier. Si cette prestation est d’un montant supérieur à 900 €, l’Anah peut en subventionner 30% dans une limite de 180€ par logement.

  • Les aides des collectivités territoriales

La condition sine qua non pour bénéficier des subventions des collectivités est la suivante : le projet de rénovation de la copropriété doit faire partie d’un programme OPAH (opération programmée d’amélioration de l’habitat), OPATB (opération programmée d’amélioration thermique des bâtiments) ou de toute autre démarche d’amélioration de la performance énergétique des bâtiments dirigée par la collectivité.

Si les aides de l’Anah se cumulent avec celles d’une collectivité, le dispositif peut être renforcé et atteindre une subvention maximum de 80% du budget travaux.

N’hésitez pas à vous rapprocher des organismes spécialisés pour vous guider dans vos démarches. Vos interlocuteurs sont les collectivités territoriales, l’ADEME, l’Anil, et l’Anah.

 Stéphanie Agnès © AdC – L’Agence de Contenu

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