le-magazine-atlantic-Renovation thermiqueJérôme, Amélie et leurs deux enfants habitent depuis un an dans une ancienne demeure proche de Château Thierry (dans l’Aisne). Construite à la fin du 19ème siècle, cette vaste maison d’environ 260 m² sur deux niveaux, était inoccupée depuis plus de 25 ans. Equipements performants, énergies renouvelables, isolation… les propriétaires ont fait le choix d’une rénovation thermique exigeante. Elle est ainsi passée de la classe énergétique G à la classe énergétique C.

Qu’est-ce qui vous a orienté vers une rénovation thermique de votre maison ?

Notre ancienne habitation nous a fait comprendre ce qu’était un pont thermique. Les courants d’air et le bruit de la chaudière fioul à air pulsé faisaient partie de notre quotidien ! En rénovant notre maison actuelle (une ancienne maison du 19ème siècle inhabitée depuis plus de 25 ans), nous espérions avoir enfin un intérieur sain et ne plus avoir de dépenses énergétiques inconsidérées.

Le diagnostic de performance énergétique (DPE), effectué à l’occasion de la vente, nous a permis de mieux comprendre ces problématiques. Avant de nous lancer dans les travaux, nous avons ainsi fait réaliser une étude thermique.Elle nous a aidés à choisir les actions à entreprendre et nos équipements en fonction de notre budget.

Quelles grandes actions d’économies d’énergie avez-vous entreprises ?

La maison était vétuste. Mais les murs, la charpente et la toiture étaient en bon état. Il a fallu refaire l’ensemble du plancher en bas et les boiseries à l’étage. Ensuite, la priorité était à la chasse aux ponts thermiques. Une grande partie de la maison (murs extérieurs en pierre, isolation des combles) a été doublée avec de la laine de roche. Des plaques de mousse polyuréthane et plâtre ont parfois été utilisées en renfort ainsi que sur certaines cloisons intérieures et sur les plafonds. En plus d’assurer l’isolation phonique des pièces, cette isolation permet à la chaleur d’être mieux répartie. Elle monte progressivement dans les étages. Un soin important a également été apporté aux ouvertures. Les 27 fenêtres de la maison, réalisées sur-mesure, présentent un double vitrage à isolation thermique renforcée.

 

Comment avez-vous choisi vos équipements ?

Nous souhaitions utiliser les énergies renouvelables. Après avoir abandonné l’idée d’une pompe à chaleur Eau/Eau sur nappe phréatique trop coûteuse, nous nous sommes orientés vers une pompe à chaleur Air/Eau. De l’ancienne installation, nous avons conservé les radiateurs en fonte pour leur efficacité et leur cachet. Le relais de la pompe à chaleur est assuré, en cas de grand froid, par une chaudière fioul.

Ne souhaitant pas dépendre d’une seule source d’énergie, nous avons conservé un conduit de cheminée.Et nous avons préparé le terrain pour faciliter la pose future d’un insert.

Afin de ne chauffer que ce qu’il faut quand il le faut, nous avons également prévu une programmation horaire et l’installation de robinets thermostatiques sur l’ensemble des radiateurs. Le renouvellement de l’air est, quant à lui, contrôlé par une VMC simple flux hygroréglable.

Toujours dans l’optique de limiter au maximum nos consommations énergétiques et de recourir aux énergies renouvelables, nous nous sommes équipés d’un chauffe-eau thermodynamique de 270 litres. L’ensemble de ces équipements est réuni dans le local technique qui nous sert également de buanderie.

Avez-vous obtenu des aides à la rénovation de votre maison ?

Le thermicien nous a plutôt bien informés. Mais nous n’avons eu recours qu’au crédit d’impôt développement durable qui représente tout de même près de 10 % du montant total des travaux ! D’autres aides auraient pu être mobilisées comme les certificats d’économies d’énergie, mais tout cela m’apparaissait un peu opaque.

Quel retour faites-vous aujourd’hui sur ces travaux de rénovation énergétique ?

Après une seule année, il est difficile de faire un bilan. Pour autant, nous sommes globalement très contents du résultat. Notre maison est passée de la classe énergétique G à la classe énergétique C. Tous les équipements ont bien fonctionné et la relève au fioul ne s’est mise en marche que deux jours. EDF estime pour l’instant notre consommation à 180 € par mois pour 260 m². Il y aura des ajustements et je pourrai alors connaître précisément le bénéfice de ces travaux de rénovation.

Au quotidien, le confort est au rendez-vous. Pas de courant d’air, pas de pont thermique et aucun bruit parasite ne viennent perturber notre quotidien. Cela change de notre ancienne maison et de sa chaudière fioul à air pulsé !

Propos recueillis par Aurélie Cheyssial © AdC

Si vous avez vous aussi fait rénover votre maison pour réaliser des économies d’énergie, racontez-nous !

 

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