Plutôt que de penser réparation, beaucoup ont encore le réflexe de jeter pour acheter ensuite du neuf. En France, seulement 40% des appareils électroménagers sont réparés. Ces habitudes de consommation ne s’inscrivent pas dans une logique de développement durable. Bonne nouvelle pour la planète, un nouvel indice de réparabilité vient de voir le jour. Il vous permet d’identifier les appareils électriques et électroniques qui se réparent le plus facilement. Fini le gaspillage !

L’indice de réparabilité, késako ?

Cette nouvelle mesure instaurée par la Loi anti-gaspillage pour une économie circulaire rend obligatoire depuis le 1 janvier 2021 l’affichage d’une note de réparabilité. Elle indique aux consommateurs si un appareil est plus ou moins réparable. Assorties d’un code couleur, du rouge au vert foncé, ces notes vont de 1 à 10 : 1 pour les équipements qui ne se réparent pas, jusqu’à 10 pour ceux qui se réparent facilement en cas de panne.

Pour le moment cette directive ne concerne que certains types d’équipements : les lave-linges à hublot, smartphones, ordinateurs portables, téléviseurs et tondeuses à gazon électriques. Bien sûr, l’indice de réparabilité devrait se généraliser rapidement et satisfaire ceux qui luttent depuis de nombreuses années contre l’obsolescence – programmée ou non – de nos équipements. D’ailleurs, à horizon 2024, cette note deviendra l’indice de durabilité incluant les données robustesse et fiabilité des produits.

Comment mesurer le niveau de réparabilité d’un appareil ?

Initialement, c’est une note sur 100 qui est comptabilisée mais pour plus de lisibilité, le système de notation a été ramené à 10. La note attribuée tient compte de 5 critères déterminés par le ministère de la Transition écologique :

  • Disponibilité de la documentation (notices, schémas, instructions de réparation…)
  • Démontabilité et accessibilité des outils pour la réparation (vous pouvez déjà les avoir chez vous, par exemple)
  • Disponibilité des pièces détachées (elles doivent être livrées sous 15 jours maximum et provenir obligatoirement de l’économie circulaire)
  • Prix des pièces détachées (il doit être inférieur à 30% du coût d’achat de l’appareil)
  • Critère spécifique à la catégorie d’équipement concernée (aide à la réparation en ligne, compteur d’usage comme pour les voitures…)

Cet indice, qui doit être affiché à côté du prix, a pour objectif d’aiguiller les consommateurs dans leur choix pour réussir à allonger la durée de vie de nos appareils. Le gouvernement ambitionne d’atteindre 60% d’appareils réparables dans 5 ans. In fine, nous éviterons la mise au rebut trop précoce de nos appareils du quotidien et les ressources naturelles nécessaires à leur production seront préservées.

Stéphanie Agnès © AdC – L’Agence de Contenu

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