Si le Grenelle de l’environnement, initié sous la présidence Sarkozy, est une avancée, les mesures adoptées déçoivent. Au consommateur de rester vigilant.

Il aura fallu attendre le Grenelle de l’environnement et la mise en place du deuxième Plan National Santé-Environnement pour voir les pouvoirs publics légiférer sur la qualité de l’air intérieur.

Voici les derniers dispositifs adoptés et quelques-uns des commentaires qu’ils ont suscités.

A noter : le projet de loi ne contenait aucune disposition relative à la lutte contre la pollution de l’air intérieur… avant que le Sénat ne l’amende. Ouf, on respire !

 

Etiquetage des matériaux de construction et de décoration : une avancée ?

L’étiquette environnementale
(Source : Ministère du Développement Durable – La nouvelle étiquette environnementale)

Depuis le 1er janvier 2012, les nouveaux produits de construction et de décoration doivent être munis d’une étiquette (dans le cadre de la démarche affichage environnemental du Grenelle de l’environnement).

Cette étiquette doit indiquer de manière simple et lisible le niveau d’émission du produit en polluants volatils. Ce niveau est indiqué par une classe allant de A+ (très faibles émissions) à C (fortes émissions).

Sont concernés :
– les produits de construction ou de revêtements employés à l’intérieur de l’habitat (cloisons, panneaux, parquets, moquettes, papiers peints, peintures…) ;
– les produits utilisés comme les isolants sous-couches, les vernis, les colles.
A noter : les substances classées cancérogènes, mutagènes ou reprotoxiques par l’Union européenne (trichloréthylène, benzène…) sont interdites depuis le 1er janvier 2010.

 

« Les lobbies industriels l’ont emporté »

Pour le ménage il est recommandé d’utiliser des produits d’origine naturelle
(Source : Flickr – AgilPom)

Concernant cet étiquetage, la journaliste Elisabeth Chesnais écrit en janvier 2012 sur le site de Que choisir : « L’ennui, c’est que les valeurs limites retenues pour étiqueter un produit en classe A+, c’est-à-dire à très faibles émissions, ou en classe A, à faibles émissions, sont bien trop élevées pour protéger les consommateurs(…) Cet étiquetage constitue donc une belle occasion ratée : les lobbies industriels l’ont emporté sur les impératifs de santé publique. »

Les consommateurs doivent donc rester vigilants sur la qualité des matériels importés dans leur habitat. Qu’il s’agisse de ménage ou de bricolage, on privilégiera les produits d’origine naturelle. Pour les plus gros travaux, mieux vaut faire appel à des professionnels reconnus pour éviter les mauvaises surprises à l’arrivée en termes d’environnement.

 

La réglementation thermique 2012 a snobé la ventilation

La Réglementation Thermique 2012, ou “RT 2012“ , prévoit de contrôler, pour les bâtiments neufs, l’efficacité et la consommation énergétique. Dès janvier 2013, les permis de construire déposés devront s’y conformer.

Mais selon Laurent Cifoux, chef de groupe Ventilation chez Atlantic : « La “RT 2012“ privilégie la réduction des dépenses énergétiques mais oublie les performances de ventilation. La généralisation des Bâtiments Basse Consommation (BBC) exige un bon renouvellement de l’air intérieur. Or la règlementation reste à des seuils de débits d’air trop faibles pour assurer une ventilation efficace. »

La ventilation des bâtiments construits après 1982 est certes une obligation légale. Mais même  équipés de VMC (ventilation mécanique contrôlée), les débits d’air y sont souvent insuffisants. Selon l’Ademe: «  70 % des logements collectifs et 60 % des logements individuels ont une ventilation inefficace. »

Ne reste qu’à trouver une VMC performante…

A lire aussi sur le Mag’Eco Confort :

‘Produits d’entretien ou polluants dangereux ?’

‘La ventilation double flux rime avec qualité de l’air intérieur’

Les solutions Atlantic :

– Découvrir toutes les solutions de ventilation d’Atlantic

 

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