le-magazine-atlantic-Temperatures-ressenties2On dit souvent que les femmes sont plus frileuses que les hommes. Réalité ou idée reçue ? Le Docteur Audrey De Vecchi, médecin généraliste à Créteil dans le Val de Marne, nous aide à y voir plus clair.

C’est bien connu : les femmes sont plus frileuses que les hommes ! D’ailleurs, qui n’a jamais fait l’expérience chez soi des soirées où monsieur est uniquement vêtu d’un T-shirt à l’aise sur le canapé tandis que madame grelotte sous trois couches de vêtements plus un plaid sur les genoux ? Alors, réalité ou simple idée reçue ? « Oui, les femmes sont réellement plus frileuses que les hommes », stipule Audrey De Vecchi, médecin généraliste à Créteil. Tout simplement parce qu’elles possèdent moins de masse musculaire que leurs conjoints. Or le muscle constitue une importante source d’énergie, donc de chaleur, pour notre organisme. En outre, « plus les femmes sont minces plus elles ont froid », ajoute la Généraliste. Car la masse graisseuse a un rôle isolant contre le froid.

Les femmes plus sujettes aux mains et aux pieds froids

Les femmes, davantage touchées par des troubles de la circulation veineuse occasionnant des extrémités plus froides.
(© pixelcaos – Fotolia.com)

Hommes et femmes sont donc bien inégaux en matière de température ressentie. D’autant que les femmes sont également plus souvent sujettes à des troubles de la circulation veineuse occasionnant des extrémités plus froides lorsque les températures baissent, le sang ayant du mal à atteindre les extrémités du corps (mains et pieds). Un phénomène majoré lorsque les femmes sont touchées par la maladie de Raynaud (les doigts et les orteils deviennent blancs et engourdis), syndrome bénin touchant en majorité… les femmes. Enfin, nous pouvons aussi souffrir de frilosité excessive en cas d’hyperthyroïdie.

Reste que l’âge joue aussi directement sur notre perception du froid. « Plus on vieillit, plus on devient frileux du fait de la dégénérescence de nos muscles, précise Audrey De Vecchi. Ce n’est pas qu’un ressenti. »

Privilégier sucres lents et boissons chaudes

Pas facile dans ces conditions de trouver le confort thermique idéal pour toute la famille. Car si le confort thermique dépend de la température de notre environnement (température de l’appartement ou d’une pièce en particulier), de l’humidité et des mouvements d’air, il est évidemment également lié à la sensibilité de notre corps, propre à chacun d’entre nous !

Manger des sucres lents et boire des boissons chaudes : deux conseils faciles à suivre en hiver !
(© Johan Larson – Fotolia.com)

Alors, pour ne pas succomber au froid, il suffit, quel que soit son âge, de suivre quelques conseils simples. Faites du sport, par exemple, pour augmenter votre masse musculaire et ainsi devenir moins frileux ! En hiver, privilégiez une alimentation plus riche en sucres lents (pâtes, riz, pain, pommes de terre…), « afin d’apporter une autre source d’énergie à l’organisme pour se défendre du froid », explique Audrey De Vecchi. Buvez aussi des boissons chaudes, réconfortantes et qui réchauffent l’organisme. Enfin, « Protégez bien les extrémités du corps – mains, pieds et têtes – pour éviter la déperdition de chaleur ». Et n’hésitez pas à superposer les couches de vêtements.

Bien régler son thermostat

Pour le bien-être de chacun à la maison, évitez de trop augmenter la température de votre thermostat, même s’il neige dehors ! Rajoutez plutôt un gilet ou un pull si vous êtes frileuses – ou frileux ! Il est conseillé de régler votre thermostat entre 19 °C et 20 °C en journée, et de le baisser entre 16 °C et 18 °C la nuit. Comme le souligne la Généraliste, « Le corps est alors au repos et n’a pas d’énergie à fournir pour la digestion, l’effort physique ou intellectuel. Il peut donc se concentrer sur la régulation de notre température interne. »

Les programmateurs pour radiateurs sont idéaux pour réguler automatiquement la température d’une pièce afin d’obtenir la température idéale dans votre maison, et ainsi veiller à ce que toute la famille bénéficie d’un confort thermique adapté.

Aurélie Charpentier © AdC

 

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