le-magazine-atlantic-Le-tabac-un-invite-dangereux-a-la-maisonLe tabac nuit gravement à la qualité de l’air intérieur

La fumée de cigarette est un polluant complexe, comme le souligne l’Ademe (Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie) dans son fascicule Un air de qualité. Et pour cause : elle contient plus de 3 000 substances dangereuses pour la santé ! Ses effets négatifs ?

Plus de 3000 substances dangereuses sont contenues dans la fumée de cigarette (Source : Flickr - AMagill)

Plus de 3000 substances dangereuses sont contenues dans la fumée de cigarette
(Source : Flickr – AMagill)

Ils vont d’une simple irritation des yeux au cancer du poumon (par tabagisme actif ou passif), en passant par des risques accrus de crise chez les asthmatiques.

Principales victimes ? Les enfants. Selon le site québécois Famille sans fumée, la mort subite du nourrisson survient davantage chez les bébés exposés à la fumée. Plus couramment, les voies respiratoires des enfants sont touchées, engendrant toux, bronchite, diphtérie laryngienne (infection virale contagieuse qui se traduit par un gonflement des cordes vocales, de la trachée et du larynx), voire pneumonie. Sans compter les otites qui fleurissent…

Sans frontières, la fumée secondaire

Même bien élevé, le fumeur peut nuire à la santé des autres : que sa porte soit fermée ou non, la fumée secondaire se répand d’une pièce à l’autre. “Fumée secondaire“ ? C’est un mélange complexe de produits chimiques provenant de la combustion du tabac – le fumeur n’inhale qu’un tiers de la fumée, les deux tiers restant se mêlent à l’air ambiant. Or la fumée secondaire perdure longtemps dans l’air après qu’une cigarette est éteinte.

Selon l’Association pulmonaire, la fumée secondaire contient deux fois plus de nicotine et de goudron que la fumée inhalée par le fumeur, ainsi que du dioxyde d’azote (à une mesure
50 fois plus élevée que la limite de danger).

Voilà pourquoi les non fumeurs peuvent développer des maladies graves : cancer du poumon, maladie cardiaque, maladie pulmonaire obstructive chronique (bronchite chronique et emphysème), asthme… L’exposition régulière à la fumée secondaire augmenterait les risques de maladie du poumon de 25 % et ceux de maladie cardiaque de 10 %.

C’est d’autant plus grave que la fumée secondaire ne connaît pas de frontières. Elle passe facilement d’un logement à l’autre : entre les planchers, à travers les fissures… De plus, les activités humaines, comme ouvrir et fermer portes et fenêtres, peuvent affecter la façon dont l’air se déplace au sein d’un immeuble. 

Se protéger de la fumée chez soi ?

A part aérer, il n’existe pas de solution pour se prémunir des effets négatifs de la fumée secondaire. Et encore, ouvrir la fenêtre ne constitue pas une garantie : le vent peut diriger la fumée vers le non fumeur…

Par ailleurs, les systèmes de ventilation présents dans les habitations et les bureaux ont pour fonction principale de limiter l’accumulation de gaz carbonique exhalé et d’éliminer les odeurs. Ils mettent ainsi 3 heures en moyenne à éliminer 95 % de la fumée, les 5 % restant étant tout aussi nocifs.

Ne pas compter, non plus, sur les filtres à air et autres purificateurs d’air intérieur : face aux petites particules et aux gaz présents dans la fumée secondaire, ils sont impuissants.

Autant d’arguments de poids pour inviter désormais ses proches ou ses relations à fumer dehors, avec de sérieux arguments à l’appui.

Témoignage : Mr et Mme Bourguinot (Le Mans – Juin 2013) – Solution double flux Duolix Max Atlantic – Installé par Hab&Co (Partenaire Confiance Atlantic)

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