le-magazine-atlantic-L'impact de la qualité de l'air sur la santé2Nous passons la grande majorité de notre temps en espace clos. Aussi bien à notre domicile, qu’à l’école ou encore au travail. Moisissures, acariens, champignons, pollens… L’air que nous respirons contient, parfois dans des proportions très importantes, des substances dont les effets sur la santé ne sont pas anodins. Quelques conseils simples pour un air intérieur plus sain.

Asthme, eczéma, rhinite… Le pourcentage d’allergiques a doublé en 15 ans dans les pays industrialisés. L’une des pistes suivie est celle de la qualité de l’air intérieur (QAI) qui s’est fortement dégradée ces dernières années. Mais difficile de détecter par soi-même cette pollution invisible. La nouvelle profession de conseiller en environnement intérieur tend ainsi à aider les patients à identifier les sources de pollution de leurs intérieurs à l’origine de leur pathologie.

Comment analyser la qualité de l’air intérieur

Le pourcentage d'allergiques a doublé en 15 ans dans les pays industrialisés.

Le pourcentage d’allergiques a doublé en 15 ans dans les pays industrialisés.
(© Ilike – Fotolia.com)

« Acariens, allergènes d’animaux, moisissures, produits chimiques, il y a beaucoup de polluants dans la maison », explique Martine Ott, l’une des pionnières de cette profession encore trop confidentielle qui intervient sur prescription médicale. Chacune de ses visites débute toujours par un questionnaire sur le mode de vie des occupants. Tabagisme, ouvertures des fenêtres, choix des produits ménagers et de décoration, activités de bricolage, nos comportements et nos décisions influencent la qualité de l’air de nos maisons. Et, à terme, notre santé.

L’audit du logement se poursuit par des prélèvements d’air et de poussière (acariens, COV*, formaldéhyde) et se termine par un ensemble de recommandations et des conseils adaptés. « Majoritairement, l’asthme de nos patients est lié aux acariens, poursuit-elle, mais les études ont prouvé qu’une trop forte concentration de moisissures pouvait majorer de manière importante les symptômes d’asthme. Notamment sur les enfants. »

Comment préserver la qualité de l’air

Sabine Paris - Ingénieur R&D Performance de la Ventilation chez Atlantic

Sabine Paris – Ingénieur R&D Performance de la Ventilation chez Atlantic

Des mesures simples permettent d’améliorer sa qualité d’air intérieur. « Le premier moyen est de limiter l’apport de polluants », conseille Sabine Paris, ingénieur R&D Performance de la Ventilation chez Atlantic. Une démarche facilitée depuis le 1er janvier 2012 par l’étiquetage du niveau d’émission en polluants volatiles des produits de construction et de décoration. Essayez donc de privilégier les produits ménagers bio et les recettes naturelles de nos grands-mères. A l’instar du vinaigre blanc et du bicarbonate de sodium pour nettoyer les sols.

« Il faut ensuite, et surtout, ventiler pour éliminer les polluants créés par les activités humaines », insiste Sabine Paris.

Faites respirer votre logement

Une bonne ventilation consiste à évacuer l’air vicié et apporter de l’air neuf afin de diluer les contaminants et lutter contre l’humidité et les condensations. Une nécessité qui semble incompatible avec les économies d’énergie. Pourtant, les solutions existent. A commencer par la VMC double flux (Ventilation Mécanique Contrôlée). Cette dernière assure, en plus de l’extraction de l’air vicié, l’introduction de l’air neuf en récupérant, pour limiter les déperditions thermiques, les calories de l’air sortant. Le tout, sans ouvrir les fenêtres !

Préférez des produits d'entretien bio ou naturels afin de limiter les sources polluantes chez vous.  (Fotolia © Africa Studio)

Préférez des produits d’entretien bio ou naturels afin de limiter les sources polluantes chez vous.
(© Africa Studio – Fotolia.com)

Plus facile à installer en rénovation, la VMC simple flux se préfère hygroréglable. Cela signifie qu’elle s’adapte en fonction du taux d’humidité de la pièce. Elle permet en outre de protéger le bâti en évacuant l’humidité, et en empêchant la condensation et l’apparition de moisissures. Il est recommandé, avec ce système, d’ouvrir les fenêtres 10 minutes par jour pour évacuer les odeurs et les émissions importantes de polluants (ménage, bricolage, tabac…).

« La maintenance s’effectue une fois par mois en nettoyant la poussière des entrées d’air et des bouches d’extraction avec un chiffon humide. Le moteur se vérifie quant à lui environ une fois par an », conseille Martine Ott. Mécanique ou naturelle, la ventilation doit désormais faire partie de nos préoccupations. Quand la maison respire, nous aussi.

* composés organiques volatils

Aurélie Cheyssial © AdC

Témoignage : Madame Suzanne Déoux, Docteur ORL, Directrice de  Medieco, société experte en ingénierie de santé dans le bâti et l’urbanisme

Témoignage : Mr et Mme Bourguinot (Le Mans – Juin 2013) – Solution double flux Duolix Max Atlantic – Installé par Hab&Co (Partenaire Confiance Atlantic)

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