le-magazine-atlantic-ErP-qu'est-ce-que-c-estL’étiquetage énergétique des équipements de chauffage et de production d’eau chaude sanitaire et la disparition des produits les plus énergivores, c’est ce que promet la directive ERP (Energy Related Products), obligatoire depuis le 26 septembre. Quel est l’impact sur le consommateur? Explication avec Nicolas Mouchnino, chargé de mission énergie et environnement à l’UFC Que Choisir.

La directive ERP 2015 est une réglementation européenne composée de deux directives principales :

la directive étiquetage qui impose aux chaudières, PAC, appareils à cogénération, systèmes solaires combinés, chauffe-eau solaires individuels, chauffe-eau électriques, chauffe-eau thermodynamiques, d’être porteurs d’une étiquette énergie indiquant la classe d’efficacité énergétique, la puissance thermique et les performances acoustiques du produit;

la directive éco-conception ou éco-design, qui oblige les produits à respecter certaines normes (un taux minimum d’efficacité énergétique et des taux maximum d’émission de polluants) pour entrer sur le marché.

Quel impact sur le particulier ?

Etiquette chauffe-eau conventionnel

La réglementation ERP va permettre notamment aux particuliers de comparer plus facilement les produits entre eux.

En septembre, les chaudières basse température disparaissent au profit des chaudières à condensation. A l’horizon 2017, les chauffe-eau les plus énergivores devraient aussi disparaître.

La réglementation ERP et l’étiquetage énergétique est un vrai plus pour le particulier. Pour Nicolas Mouchnino, « cette information lui permettra de comparer les produits entre eux ainsi que les labels énergétiques. Cela devrait aboutir, à terme, à une diminution du prix des équipements les plus performants. »

Attention, ces deux directives concernent les produits mis sur le marché à partir du 26 septembre 2015. Les stocks ne sont ainsi pas concernés.

Conséquences pour les marques ?

Pour les industriels du confort thermique les impacts sont nombreux. Outre la disparition de certains produits, elle les oblige à être innovants, afin de rester sur le marché. « C’est ce qui s’est produit chez les fabricants d’électroménager qui ont connu ces normes d’éco-conception et d’étiquetage. Petit à petit, les produits disponibles sont ainsi devenus de plus en plus performants ».

Quelles sont les limites de la directive ?

Première limite : les convecteurs électriques ne sont pas assujettis à cette directive. « Non seulement les consommateurs, dans leur démarche environnementale, ne pourront pas bénéficier des informations permettant de les comparer aux autres modes de chauffage, mais en plus, ils ne pourront pas les comparer entre eux, pour s’orienter vers les produits les plus performants ».

L’autre limite est celle de l’évolution des étiquettes. « Dans l’électroménager, les équipements ont très vite atteint le niveau A ce qui a conduit à créer les niveaux de A à A+++. Cela induit le consommateur en erreur. En achetant A, il pense faire une bonne action, alors qu’il n’achète finalement qu’un équipement d’entrée de gamme ».

Enfin, la directive ne fait pas tout et ce n’est pas parce qu’un équipement est bien noté qu’il sera économique chez le particulier. « Les conseils des professionnels restent primordiaux. Ils vous expliqueront par quels travaux commencer pour faire des économies d’énergie. Car faire une rénovation énergétique aujourd’hui, ce n’est pas juste changer les équipements».

Atlantic, des produits performants depuis longtemps !

Atlantic propose déjà depuis plusieurs années des produits performants qui afficheront des classes A et plus en septembre prochain. A l’instar des chauffe-eau thermodynamiques, des chauffe-eau solaires, des pompes à chaleur ou encore des chaudières hybrides.

« Nous avons toujours eu comme objectif de produire des appareils apportant un confort à l’utilisateur tout en minimisant leur consommation d’énergie. Le développement durable est pris en compte dès la phase de conception de nos produits. Nous menons une réflexion aussi bien sur la consommation d’énergie à l’usage, que sur la conception et la fabrication du produit et sa durée de vie », souligne Jean-Dominique Masseron, Directeur Développement Durable Atlantic.

Propos recueillis par Agnès Linard © AdC

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